Le renouvellement des générations en agriculture

05-11-2017

Le renouvellement des générations en agriculture

En 2017, un exploitant de 55 ans en 2010 pourra prendre sa retraite s’il le souhaite. Cela représente environ un quart des terres cultivables du territoire français.
La succession des exploitations est largement facilitée dans le cas où celle ci est concédée à un membre de la famille, mais ce n’est pas toujours le cas. A début de l’année 2000 seulement un tiers des chefs d’exploitation agé de 55 ans ou plus avaient trouvé leur repreneur et pour trois quarts des cas, il s’agissait d’un membre de la famille. Toutefois, plus de trois quarts des exploitations qui n’avaient pas de successeurs en 2010 ont été reprises.
Une exploitation qui n’a pas encore de successeurs à titrés ne veut pas dire que celle ci est destinée à disparaître : cette situation n’est observée qu dans un 1/10 des cas.
En France, le nombre de jeunes agriculteurs est de 12.5 % alors qu’il se situe à 7 % au niveau européen, mais encore 2/3 des agriculteurs sont âgés entre 40 et 60 ans.
Quelles solutions pour faciliter la succession ?
D’après le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, faciliter l’installation et la succession en agriculture doit répondre aux contraintes suivantes :
source : DRAAF

assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs au profit de jeunes qualifiés, ayant une bonne maîtrise technique agricole pour faire face aux défis économiques actuels et pour répondre aux attentes des consommateurs
maintenir une population rurale notamment dans les zones défavorisées et de montagne pour éviter la désertification de ces régions
soutenir financièrement un jeune agriculteur pour mettre en œuvre un projet économique viable.

Pour répondre à ces différentes contraintes, un nouveau parcours formatif à l’installation a été mis en place et permet de mieux appréhender les spécificités du projet ainsi que les compétences acquises par les jeunes agriculteurs dans le cadre du parcour. Un plan de professionnalisation personnalisé (PPP) a été mis en place en remplacement du stage de 6 mois et du stage de pratique de 30 heures. Une fois le parcours terminé, le jeune agriculteur peut bénéficier :

d’une dotation d’installation aux jeunes agriculteurs (DJA)
de prêts bonifiés
de déductions de charges sociales et fiscales
Le contrat de génération : une solution ?
Dans le cadre de la loi d’avenir pour l’agriculture, le contrat de génération pour l’agriculture a été ajusté avec les exploitation agricoles dans le but de faciliter la transmission des exploitations. Un chef d’exploitation âgé au minimum de 57 ans pourra employer un un jeune de 26 à 30 ans en stage ou à mi-temps dans le but de lui céder l’exploitation par la suite. Le montant de l’aide s’élève à 4 000 € par an pour un salarié et de 2 000 € pour un stagiaire.

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