Les forces et faiblesses de l’agriculture française

12-07-2017

Les forces et faiblesses de l’agriculture française

“La France, terre agricole avec ses champs à perte de vue. Mais aujourd’hui, terre de crise. Les manifestations des agriculteurs se multiplient et le gouvernement peine à calmer la grogne. Pour autant, la France reste leader dans l’agriculture européenne et plus de la moitié du territoire est composée de surfaces agricoles.”

Source : La croix, Réparer la planète, la révolution de l’économie positive (Anne Gouyon Lattès)

Des points forts…

    • La France est la 1ère puissance agricole européenne devant L’Allemagne ou l’Italie. Elle est aussi le premier employeur de FRance au niveau local.
    • Plus de la moitié du territoire français (54%) est composé de surfaces agricoles. Ce qui fait d’elle la première surface agricole de l’UE avec 28 millions d’hectares de terres cultivés. (40% de plus que l’Allemagne).
    • La France possède des sols très diversifiés: sous-sol granitique en Bretagne, sédimentaire en Aquitaine et pli rhodanien dans l’Est de la France.
    • Le climat est privilégié: la France possède 7 climats différents et est la première réserve d’eau de l’UE ce qui est un atout considérable face au changement climatique.
    • La France réalise un excédent commercial de 9,2 milliards d’euros pour l’agriculture
    • La Gastronomie française est reconnue partout dans le monde entier: l’effort des agriculteurs concernant la qualité des productions sera in fine reconnu et appréciés. La structure du repas à la française (3 repas par jour est un modèle et fait figure de rendez-vous entre l’agriculteur et le consommateur). Il faut démontrer que la cuisine française est ouverte aux valeurs du monde.
    • La France possède une grande diversité de production avec 500 000 exploitations et plus de 46 vaches de races différentes. On peut manger local de Janvier à Décembre.
    • Elle est aussi le premier exportateur de blé en Europe
    • Elle conserve la place de premier cheptel européen avec 19 millions de bovins

 

  • La communauté agricole possède une forte technicité : elle est “multitâche”. Les agriculteurs sont aussi bien des producteurs que des paysagistes, des comptables, des maçons, des vétérinaires et des gestionnaires.

 

  • L’agriculture intensive ne correspond plus aux attentes des consommateurs. Avec ses petites exploitations la France possède un véritable atout.

mais aussi des faiblesses… et des solutions

    • La part du PIB dans l’agriculture était de 6 milliards en 1980, elle est aujourd’hui de 4 milliards d’euros. 60% du chiffre d’affaire n’est dû qu’à 7 entreprises majeures grâce à des filiales à l’étranger. Il faut relancer des filières compétitives tel que le soja qui est bénéfique pour l’environnement. Actuellement 95% du soja importé est OGM.
    • 55% des consommateurs s’inquiètent de la qualité des produits qu’ils achètent.

 

  • ⅔ des agriculteurs ont gagné moins que le SMIC en 2015

 

    • En 25 ans les exploitations ont diminué de 50% et le nombre de  races de vaches est passées de 70 à 46. Il faut maintenir une génétique la plus diverse pour lutter contre les nouvelles maladies et donc développer des races rares avec des races dominantes pour être en phase avec les besoins du consommateur.
    • Les prix diminuent dans toutes les filières et en dessous des coûts de production pour le secteur du lait, des bovins et du porc. Il faut arrêter avec la politique du moindre prix et diversifier la production au maximum pour être compétitif.

 

  • 40% du poulet est importé du Brésil, de la Belgique ou de l’Allemagne. On constate un fort succès du poulet lourd que l’on peut découper, différent de nos poulets label rouge AOC.

 

  • Le monde agricole (agriculteur, distributeur, transformateur) ne cesse de se monter les uns contre les autres. Il faut désormais marcher “main dans la main”.
  • L’agriculture française est en “retard” d’un point de vue technologique et de au niveau de l’innovation. L’Allemagne est en train de prendre de plus en plus de parts de marché. Le rôle des drones et des robots n’est pas de remplacer l’agriculteur mais de diminuer la pénibilité du métier pour que celui ci dépense son énergie autrement.

 

L’agriculture française a donc largement de quoi se relever. Les solutions sont nombreuses, il suffit juste que la communauté agricole se dirige dans la même direction et s’adapte aux changements extérieurs et aux consommateurs.

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