Une nouvelle pratique dans la gestion des terres : l’agroforesterie

02-08-2017

Une nouvelle pratique dans la gestion des terres : l’agroforesterie

L’augmentation de la productivité des parcelles

Source : Linkedin

 

Le succès du rendement d’une parcelle ne dépend pas que du sol, des intrants que l’on apporte à la culture ou encore de la nature de ce que l’on cultive. Ce qui régit la productivité des parcelles agricoles c’est avant tout l’énergie lumineuse.

 

“La composante principale du rendement en agriculture, c’est le soleil !”

 

La parcelle de terre pourrait être comparé à un panneau solaire ou chaque carré de feuille est une cellule photosensible. La plante prélève le carbone présent dans l’atmosphère et  le transforme en matière organique sous forme de cellulose et s’en servira pour se nourrir le sol sous forme de glucose, d’amidon, et d’acide gras. Si l’on reprend la comparaison entre le panneau solaire et la parcelle et que l’on veut accélérer la production du panneau, il suffit  d’augmenter la surface de feuille disponible dans la parcelle. Pour augmenter la surface foliaire, il faut que les feuilles soient placés en hauteur. La solution est déjà toute trouvée par la nature : l’arbre.

Le développement de l’agroforesterie

Depuis quelques années, le système de l’agroforesterie commence à faire parler de lui. L’agroforesterie consiste à planter de manière alternative des lignes d’arbres avec des bandes de cultures. Les résultats de ce nouveau système sont très significatifs : la production est augmentée  de 30 à 60 %. Ils produisent donc 1.3 à 1. 6 fois plus que s’ils étaient cultivés chacun de leur côtés.

Optimiser l’utilisation du rayonnement solaire est essentielle pour vérifier ces résultats de cette double production, mais c’est loin d’être le seul facteur.

“La culture et l’arbre se rendent mutuellement de nombreux services.”

L’arbre possède de nombreux avantages :

 

  • il installe un microclimat favorable
  • il protège du vent
  • il fournit chaque automne de la matière organique (40% de sa biomasse retourne dans le sol chaque année)
  • il fait remonter l’eau et les éléments nutritifs qu’il va puiser profondément sans concurrencer la culture
  • il permet d’améliorer le sol avec ses racines puissantes
  • Enfin il conserve une grande biodiversité qui saura, le moment venu, venir en aide à la culture en la préservant des ravageurs.

 

La culture elle, rend service à la croissance de l’arbre de part l’azote qu’elle n’a pas absorbée et qui est récupéré par les racines de arbres. Cela permet de créer un maillage sous la culture. Ainsi un arbre que l’on cultive avec le système agroforestier se développe plus vite qu’un arbre dans une forêt. Il existe donc une réelle synergie entre l’arbre et la culture.

Pour que ce système fonctionne  il faut  veiller à bien choisir les arbres (bois noble, bois d’œuvre, fruitiers…) et l’écartement entre chaque arbre et entre chaque ligne d’arbres.

De plus, l’ombre émise par les arbres dépendant de l’espèce que l’on veut cultiver doit être prise en compte.

Ce système de l’agroforesterie permet de compenser pour une bonne partie la baisse de rendement de ces dernières années.

 

On comprend donc que plus un système est complexe et diversifié plus il est productif. Microorganismes symbiotiques, cultures associées, ou agroforesterie… L’innovation en agriculture dépendra de la synergie des différents éléments de la nature et de la biodiversité.
Pour plus d’informations, le site de L’AFAF, l’Association Française de l’Agroforesterie.

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